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EDITION

DIVERS FormatS

SUJET DE mémoir
DNSEP 2011

 

Les liseuses nous sont présentés comme les descendantes du livre papier, et vont contribuer à la révolution numérique du livre. Mais pour ma part ces supports sont avant tout des substituts du livre, qui rentrent parfaitement pour les éditeurs dans les paradigmes économiques du livre papier. C’est un succès en demi-teinte pour ces nouveaux supports, le changement que les maisons d’édition pensaient opérer ne se fait pas ou très lentement. La lecture convoque trop d’usages distincts, et ils ne peuvent actuellement êtres résumés en un seul livre (numérique) absolu. Il faut prendre en compte le contexte de lecture et les usages. La multiplicité des supports et des usages nous conduit à repenser le format livre. La solution s’il y en a une, se fera dans l’exploration de le transversalité des supports, évidement tous cela pose des problèmes économiques, de droits, de diffusions. Mais là où je trouve que l’édition numérique devient intéressante c’est dans l’élaboration d’objet que l’on pourrait qualifier d’hybride, c’est-à-dire, entre le papier et l’écran.

C’est un début de réponse que j’ai tenté d’opérer au travers de mon DNSEP. Lors de mes recherches je suis tombé sur un article annonçant que l’œuvre entière d’Albert Camus était tombée dans le domaine public au Canada, car la loi sur le droit d’auteur diffère de la notre. Une œuvre là-bas ne devient publique qu’au bout de 50 ans contre 70 en France. Un universitaire québécois, Jean-Marie Tremblay a entrepris la numérisation des textes de l’auteur et leur diffusion sur internet. Je trouvais que cette situation traduisait bien les problèmes que pose le média Internet face aux diffusions des connaissances mais aussi des questions de droits, les questions économiques et de libre accès. Car aujourd'hui il est plus que facile pour n’importe quel utilisateur de se procurer une œuvre sur le grand village qu'est internet, soit par le peer-to-peer soit, comme dans ce cas précis en utilisant une adresse IP Canadienne, ce que j’ai fait. Je me suis donc procuré L’Étranger d’Albert Camus et je me suis placé en tant que nouvel éditeur Canadien. J’ai mis en page le texte et j’ai volontairement caviarder certains passages pour venir les compléter ou plutôt étendre le livre, “expanded book” pour reprendre Bob Stein, avec des passages de l’adaptation filmique de Luchino Visconti (1967) ou des lectures audio de Michael Lonsdale. Tous ces liens sont disponibles sur une plateforme et issus d’Internet ou de Youtube. Le message derrière cet objet que j’ai appelé “Span Book” qui signifie enjamber, traverser, et au caractère pro-Lyber, se veut faire l’état d’un moment où le livre est remis en question, ainsi que le droit et l’économie qui lui sont attribué.

Ce que j’ai voulu montrer par cette nouvelle lecture de L’Étranger, c’est la déterritorialisation des contenus sur Internet, et q’un livre à l’heure d’aujourd’hui peut se trouver dans la vidéo, dans l’audio. Il n’est plus à voir comme un objet fermé mais il peut être véritablement un pont vers d’autres supports.

 

 
 
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 Soutenance du mémoir

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 Marque-page augmenté

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 Les inserts augmentés

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